En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Décès d'une agricultrice française : nous ne pouvons plus tolérer l'inacceptable

Décès d'une agricultrice française : nous ne pouvons plus tolérer l'inacceptable

Hier, une femme s’est suicidée dans les Côtes-d’Armor. Cette femme était une agricultrice française de 47 ans, productrice de lait. Cette femme était une épouse, mère de deux enfants. Cette femme me ressemble tant. En vérité, j’aurais pu être cette femme.

Ce tragique décès nous alerte sur l’extrême péril que vivent au quotidien celles et ceux qui n’arrivent plus à vivre de leur travail, ce travail qui nourrit pourtant tous les Français. Combien de temps tolèrerons-nous encore qu’un agriculteur se suicide tous les deux jours dans notre pays ?

La lâcheté politique est criminelle. La situation exige des mesures aussi urgentes qu’indispensables pour faire face à la détresse des agriculteurs. Elles peuvent être mises en place sans délais :

- le rétablissement immédiat des prix garantis planchers et la régulation de certaines productions comme le lait ;

- la suppression de la directive des travailleurs détachés ;

- le dégraissage de normes et réglementations absurdes ;

- un plan de désendettement des exploitations en difficulté ;

- le rejet des traités déloyaux de libre-échange comme le CETA, etc.

         Il convient également de renégocier la PAC pour enfin renouer avec son objectif initial : la protection du marché européen et la garantie du revenu des agriculteurs.

La disparition de ma collègue doit réveiller nos consciences, je ne l’oublierai pas.

 

Anne Boissel

Vice-présidente de Debout La France

Agricultrice, éleveuse, maire de Saon dans le Calvados

 


Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir !