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Le naufrage de l’agriculture française

Les 10 mesures concrètes de DLF

Le naufrage de l’agriculture française

Nous devons ainsi retrouver notre influence au niveau européen et mondial pour sauver l’agriculture française, soutenir et protéger nos agriculteurs par le biais notamment de baisses de charges.

Ce mardi 13 décembre, la commission des comptes de l’agriculture de la nation a publié le compte prévisionnel de l’agriculture pour l’année 2016. Les chiffres sont alarmants. La production de la branche agricole hors subventions chuterait en volume (- 6,1 %). Cette baisse s’accompagnerait d’un repli des prix (- 0,8 %), se traduisant par une perte importante en valeur (- 6,9 %). Les revenus nets de la branche agricole par actif non salarié pourraient chuter de 26 % cette année.


Les revenus agricoles ont été plombés par une météo qui a amputé les récoltes or, dans le même temps, les prix n’ont pas augmenté en raison de la concurrence des produits étrangers. La fin des quotas laitiers a lourdement pesé sur les revenus des producteurs.

Les éleveurs bovins et porcins ont également souffert des pressions à la baisse sur les prix et de réglementations tatillonnes qui rendent leur quotidien insupportable.

Aujourd’hui, nos agriculteurs ne peuvent plus vivre de leur métier : une crise économique et sociale d’une ampleur terrifiante ronge un monde agricole en danger de mort.

Rien n’est perdu mais le redressement passe par des politiques radicalement différentes de celles qui ont été menées sous les gouvernement Valls et Fillon, notamment la suppression des quotas laitiers décidée pendant le mandat Fillon et appliquée par M. Valls.

Nous devons ainsi retrouver notre influence au niveau européen et mondial pour sauver l’agriculture française, soutenir et protéger nos agriculteurs par le biais notamment de baisses de charges.

Dans ce contexte, Debout la France propose 10 mesures concrètes :

1.     Instaurer une exception agricole à l’OMC et dans tous les accords commerciaux sur le modèle de l’exception culturelle

2.     Renouer avec la PAC et ses 3 volets ; Préférence communautaire, prix garantis et quotas. L’Europe doit protéger son marché et n’autoriser que les importations ne faisant pas obstacle à la réalisation de sa politique d’indépendance alimentaire en instaurant un mécanisme de droits de douane variables. Si nous ne sommes pas écoutés, nous rétablirons une politique agricole nationale.

3.     Instaurer et tenir au sein d’un tunnel « maximum-minimum » des prix garantis pour les grandes productions agricoles telles que les céréales, le lait ou les viandes grâce à une régulation adaptée des productions et des marchés.

4.     Refuser les traités transatlantiques

5.     Exiger l’étiquetage obligatoire du pays d’origine des produits ! Les consommateurs sont dupés par l’opacité créée par certaines marques qui utilisent des slogans pour cacher l’endroit où ils s’approvisionnent.

6.     Privilégier les circuits courts dans le domaine agricole

7.     Alléger les cotisations sociales agricoles qui pèsent sur nos exploitations et leur font perdre des parts de marché notamment vis-à-vis de l’agriculture allemande.

8.     Mettre fin à l’accumulation des normes et des réglementations écologiques toujours plus absurdes

9.     Permettre une validation plus souple des trimestres de cotisation vieillesse pour les femmes d’agriculteurs qui ont œuvré à l’activité du conjoint et le choix des 25 meilleures années pour le calcul de la retraite des exploitants

10. Restructurer la dette des agriculteurs surendettés en créant un fonds pour lequel l’Etat serait prêteur en dernier ressort et inciter les banques à financer leurs projets.



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