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MM. Dupont-Aignan, Macron et les nominations à des postes d’intérêt général

MM. Dupont-Aignan, Macron et les nominations à des postes d’intérêt général

Lors du premier débat des candidats à la présidentielle, un échange a eu lieu entre M. Nicolas Dupont-Aignan et M. Emmanuel Macron sur le choix des hommes et leur respect de l’intérêt général lors du quinquennat finissant.

Interrogé sur ce point par M. Dupont-Aignan qui soulignait la rapidité avec laquelle les responsables nommés par le pouvoir sortant quittaient ces postes d’État pour rejoindre le privé, M Macron a expliqué qu’il n’était pas responsable de ces nominations. Et qu’il était prêt à préciser les choses.

M. Dupont-Aignan a désigné et visé notamment, et parmi d’autres, trois nominations du quinquennat à des postes éminemment stratégiques

· Le premier septembre 2012, alors que M. Macron est secrétaire général adjoint de l’Élysée en charge de l’économie, le Gouvernement nomme à la tête de l’APE, l’Agence des participations de l’État, instrument clé de l’action de l’État, M. David Azéma.

· En septembre 2014, quelques jours après l’arrivée de M. Macron au ministère de l’économie, M. David Azema démissionne pour rejoindre la banque américaine Bank of America Merril Lynch.

· Pour lui succéder, le Gouvernement nomme en septembre 2014 M. Serge Turini, lequel, un an plus tard, démissionne à son tour pour rejoindre, après un délai de 6 mois, le groupe Altice de M. Patrick Draghi (SFR…).

· En août 2014, au moment de l’arrivée de M. Macron au ministère de l’Économie, M. Bruno Bézard est nommé au très prestigieux et stratégique poste de Directeur du Trésor. Moins de deux ans plus tard, M. Bezard quitte son poste pour rejoindre un très important fonds d’investissement chinois, Cathay Pacific.

Il n’est pas sujet ici à contester l’éthique de personnalités mentionnées ; de même il est arrivé dans le passé que des éminents responsables du public rejoignent le privé. M. Henri de Castries, proche conseiller de M. Fillon l’a fait lui aussi.

Il s’agit de s’interroger sur la capacité d’un homme qui prétend aux plus hautes fonctions de l’État à choisir des personnalités ayant véritablement le sens du temps long que nécessite l’action d’intérêt général. Les cultures nécessaires au sens de l’EÉat sont naturellement différentes de celles nécessaires à la vie en banques d’affaires.

Sur ce point, soulevé lors du débat par M. Nicolas Dupont-Aignan, les faits justifient les interrogations du président de Debout la France

La réponse apportée par M. Emmanuel Macron alors qu’il était soit numéro deux de l’administration de l‘Élysée, en charge de l’économie, soit ministre de l’Économie, ne saurait permettre de lever l’interrogation de M. Dupont Aignan.


Laurent Jacobelli

Porte Parole de Nicolas Dupont-Aignan


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