En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Soutenir les Industries du Futur

Soutenir les Industries du Futur

Mardi 6 décembre 2016

A l’occasion du salon SMART Industries, Nicolas Dupont Aignan a tenu à rendre hommage à ces entrepreneurs qui innovent et prennent des risques pour que la France occupe une position prépondérante dans le domaine des Industries du Futur.


Nos gouvernements successifs se sont montrés incapables de mener une politique industrielle et scientifique tournée vers le monde de demain quand nos concurrents asiatiques ou américains investissaient des milliards dans les technologies du futur. Pire, ils ont bradé ou laissé sacrifier des fleurons du savoir-faire français : Arcelor, Alstom Energie, les activités d’électroniques de défense d’Airbus.


Nous devons réagir rapidement : le destin de notre pays se joue maintenant, sur notre capacité à imaginer la France de 2050. Nous devons préparer la France à relever les défis de demain : la recherche scientifique, la conversion des inventions en innovations industrielles et la capacité à protéger nos savoirs seront les armes les plus efficaces dans la bataille économique que mèneront les grandes puissances au XXIème siècle.

Debout la France propose un certain nombre de mesures concrètes pour valoriser notre excellence scientifique, protéger nos savoirs et nos industries, bâtir un Etat Stratège qui ciblera les technologies d’avenir et favoriser l’investissement technologique :

Reconstruire l’Ecole du savoir (voir programme scolaire de DLF) et l’adapter au monde de demain
1•    Améliorer l’orientation et cartographier l’ensemble des emplois industriels concernés par la transformation technologique et numérique afin d’adapter nos forces vives à l’automatisation et à la relocalisation susceptible d’en découler.
2•    Tourner l’apprentissage vers les métiers d’avenir.
3•    Inclure dans les études supérieures des modules dédiés à la cyber sécurité.

Accompagner les chercheurs et les doctorants et favoriser la recherche
4•    Favoriser les liens entre les centres de recherche, les universités et les entreprises.
5•    Mieux rémunérer les chercheurs et les doctorants et aider les chercheurs entrepreneurs à tous les stades de développement de leurs projets :                -
- Créer un fonds doté de 500 millions d’euros par an permettant de financer la création d’entreprises par des chercheurs universitaires.
- Créer une allocation entrepreneur innovation technologique favorisant la maturation d’un projet technologique innovant limitée à une période non renouvelable de 2 ans.
- Favoriser l’activité des « Business Angels » (mais aussi des Capital-Risqueurs) en allégeant leur fiscalité et en les incitant à appuyer les entrepreneurs le plus tôt possible :                                                                                
o Permettre de déduire 100% de l’ISF pour des investissements dans des PME innovantes produisant en France.                                                                                                                                
o Alléger la fiscalité du capital qui fait fuir les investisseurs : s’inspirer du modèle allemand très simplifié qui applique un taux de 26,38 % à tous les investissements en capital et revenir à une taxation forfaitaire des plus-values inférieure à 25%.
 o Communiquer davantage autour du financement participatif des innovations.
- Faciliter la transmission d’entreprises en les exonérant de droits de succession et de donation sur 90% de leur valeur (75% aujourd’hui).
6•    Diversifier l’évaluation des chercheurs et intégrer le nombre de citations de leurs travaux et l’exploitation de leurs brevets.
7•    Franchir le seuil des 3% de ratio de dépenses en R&D/PIB dès 2019.

Protéger nos savoirs
8•    Former les futurs ingénieurs et chercheurs à la question du brevet (brevetabilité d’un sujet, savoir rédiger un brevet, connaître les étapes pour le déposer).     
9•    Valoriser et motiver au sein des laboratoires et entreprises les chercheurs et ingénieurs déposant des brevets de qualité par le versement de royalties sur leur exploitation industrielle.
10•    Autofinancer partiellement la recherche par un circuit de transfert technologique de brevets de qualité vers des start-ups prêtes à les mettre en application avec versement de royalties à l’exploitation.    
11•    Protéger les brevets qui ont été subventionnés par le CIR, par des subventions ou allocations : l’Etat détient un droit de regard sur les conditions d’exploitation par le biais d’une nouvelle institution financière indépendante en charge d’appliquer la stratégie de protection industrielle, gérant le portefeuille de brevets et sélectionnant les projets technologiques avec expertise.

Protéger nos fleurons
12•    Etablir un système d’actions préférentielles pour protéger nos entreprises stratégiques des OPA. Il est insupportable de voir les fleurons de l’industrie française qui sont démembrés quand ils passent sous contrôle étranger.
13•    Réserver 75% de la commande publique aux entreprises produisant en France et 50% aux PME.

Bâtir un Etat stratège qui ciblera les technologies les plus cruciales des 30 prochaines années

14•    Investir dans les technologies de demain :
- Nouvelles sources d’énergie (centrales au Thorium, stockage d’énergie…)
- Nouveaux systèmes d’information (supercalculateurs, ordinateurs quantiques…)
- Nouvelles technologies de médecine, de santé, de transport…
15•    Déployer la fibre numérique partout en France.
16•    Poursuivre la numérisation de notre Etat :
- Mettre en place un fonds public pour l'automatisation des processus administratifs.
- Anonymiser les bases de données, afin de les exploiter plus facilement sans compromettre la vie privée des citoyens.
- Poursuivre la collecte, le traitement et la valorisation des données sur le territoire administré par l'Etat.
17•    Encourager les entreprises françaises à participer aux travaux de normalisation volontaire.

Permettre aux entreprises de reconstituer leurs marges pour se moderniser

18•    Réorienter les 20 milliards d’€ du CICE vers des baisses de charges patronales en direction des entreprises exposées à la concurrence internationale.
19•    Créer un fonds d’aide à la relocalisation doté de 10 milliards d’euros qui attribuerait des aides à l’investissement en échange d’une implantation de nature à rééquilibrer nos territoires. La robotisation peut en effet permettre de nombreuses relocalisations.
20•    Baisser de moitié le taux de l’Impôt sur les Sociétés (IS) pour les bénéfices réinvestis sur le sol français.
21•    0 taxe et 0 norme supplémentaire pour les TPE/PME.
22•    Relever les seuils sociaux de 50% pour nos entreprises afin de simplifier la vie des PME.
23•    Nommer un dirigeant de PME ministre de l’Economie.

Favoriser l’investissement technologique
24•    Orienter l’épargne et les placements vers la production en France : créer un livret d’épargne « Innovation française ».
25•    Développer le travail de financement réalisé par la BPI en direction des start-ups technologiques à fort potentiel.
26•    Maintenir le suramortissement de l’investissement productif.
27•    Stimuler la croissance des Jeunes Entreprises Innovantes (selon les critères actuels : PME de moins de 8 ans et avec des dépenses de recherche représentant au moins 15% des charges fiscalement déductibles au titre du même exercice) par un dispositif 0 charge (exonération de toutes les charges sans exception) et 0 impôt pendant 3 ans.
28•    Préserver les dispositifs existant du crédit d’impôt recherche (CIR) et du crédit impôt innovation.
29•    Plafonner le montant des dépenses éligibles au CIR à 100 millions d’€ par groupe, et non plus par société afin d’éviter l’optimisation fiscale de certains grands groupes.


Vous avez aimé cet article ? Faites-le savoir !